Monica Seles biographie

 est née à Novi Sad, en Yougoslavie, le 2 décembre 1973. Son père, Karolj, a toujours été un modèle pour Monica. Karolj et Esther, la mère de la joueuse, n’ont eu que deux enfants. Monica a en effet un seul frère, un peu plus âgé qu’elle. Celui-ci jouait déjà au tennis quand Monica a pris une raquette pour la première fois. À cette époque, Monica avait seulement 6 ans. Cependant, deux mois après avoir levé sa raquette, Monica annoncait déjà sa « retraite »! Karolj n’a jamais insisté pour qu’elle continue à jouer. Sa devise était simple: jouer pour avoir du plaisir ou ne pas jouer! Monica n’avait pas besoin de son père pour la motiver! Voyant son frère remporter des tournois et empiler les trophées, Monica décida, à l’âge de huit ans, de réessayer le merveilleux sport qu’est le tennis.
Karolj est l’entraîneur de Monica depuis le jour où elle a rêvé de devenir une athlète. Karolj avait toujours des idées originales pour faire en sorte que sa fille aime son sport! Au tout début, il l’emmenait dans un stationnement où il accrochait un filet entre deux autos. Il lui disait alors de frapper la balle par-dessus ce filet. Une fois habituée, il lui permettait d’aller pratiquer sur de véritables courts de tennis. Souvent, le père de Monica lui dessinait des personnages de bd sur les balles. Tom et Jerry étaient les préférés de Seles. Cette technique visait à rendre le jeu plus intéressant pour Monica. Parfois, aussi, Karolj plaçait un animal en peluche sur le terrain et demandait à Monica de le viser. Dans le cas où elle atteignait l’objectif, il lui donnait le jouet. Monica et son père ont toujours été très proches, que ce soit dans la vie courante ou sur un court. D’ailleurs, le père de Monica était bien le seul à croire aux coups à deux mains de sa fille. Karolj fut le seul à encourager Monica à garder son coup naturel à deux mains, du revers et du coup droit.

Jeune et talentueuse Monica!

À seulement 9 ans, Monica remportait un tournoi pour 12 ans et moins en Yougoslavie. Le pire, ou devrais-je dire le mieux, c’est que la jeune Monica ne comprenait en fait rien au jeu. Elle ne voulait que frapper la balle pour la mettre en jeu. Et elle gagnait! Un an plus tard, en 1984, l’enfant remportait le tournoi Européen 12 ans et moins. En 1985, elle remportait à nouveau le tournoi et, du même coup, le titre d’Athlète féminin de l’année en Yougoslavie. Du jamais vu pour une mineure.

Monica rencontre Nick!

En 1985, à l’âge de 11 ans seulement, Monica gagnait le « Orange Bowl » à Miami. C’est à cet endroit que Monica attira l’attention de Nick Bollettieri pour la première fois. Nick était le maître d’une académie de tennis où s’entraînaient déjà quelques futures vedettes, telles que Courier et Agassi. Nick voyait cette jeune fille courir partout sur le terrain, ayant comme seule mission de renvoyer la balle de l’autre côté du filet. Et la mission était, sur la grande majorité des coups, réussie. Nick savait déjà que Seles avait le potentiel pour devenir une excellente joueuse de tennis, une joueuse hors du commun, hors de l’ordinaire. C’est pour cette raison qu’il l’invita à aller améliorer son tennis à son académie, à Bradenton, en Floride. En 1986, Monica quittait ses parents, accompagnée de son frère, Zoltan, vers la Floride, en Amérique du Nord.

Monica découvre les États-Unis!

Quand Monica est arrivée à l’Académie de Tennis de Nick, ce dernier avait environ 180 étudiants, tous âgés entre 11 et 18 ans. En grande partie, il s’agissait de futures stars. On n’a qu’à nommer Jim Courier, Andre Agassi, Mary Pierce, Anna Kournikova ou encore, les anciens, Jimmy Arias et Aaron Krickstein. Bollettieri était à l’époque, c’est-à-dire en 1986, âgé de 55 ans et il était très sévère à l’endroit de ses étudiants: l’ordre et la discipline régnaient à l’Académie. Selon Nick, le succès était le résultat de nombreux sacrifices. Contrairement à tous les autres élèves de l’Académie, Monica profitait du confort d’un condo, situé pas très loin de là. La raison de ce privilège: Karolj et Esther exigeaient de Nick que Monica reste toujours avec son frère. Au début, Monica a eu beaucoup de misère à s’habituer au nouveau pays, à sa nouvelle vie. Mais, rapidement, elle maîtrisa l’anglais et se concentra sur le tennis.

Monica, la jeune prodige!

Après quelque temps, les joueuses de l’Académie refusèrent de jouer contre Monica Seles. Elle était trop forte, trop dominante. Nick a donc demandé à des étudiants de l’autre sexe d’affronter la jeune prodige. Même résultat! Monica battait aussi les gars! Jim Courier a même déclaré qu’il ne voulait plus jamais affronter Seles. La dernière ressource de Nick: les pros! Aussi incroyable que cela puisse paraître, Monica réussissait à décourager les femmes et les hommes des circuits professionnels.

Karolj et Ester Seles!

Six mois après son arrivée en Floride, les parents de Monica quittaient leur pays pour rejoindre leur fille aimée. Karolj était de retour pour aider sa jeune fille. Évidemment, son père devait partager la tâche d’entraîneur avec Nick. Tout le monde dans l’entourage de Monica était émerveillé par son jeu. Elle ne mesurait que 5 pieds 5 pouces et criait pour se donner de la puissance. Ses cris sont par la suite devenus sa marque de commerce, une caractéristique propre à elle.

Les premiers tournois de Monica!

Monica Seles! Quel phénomène! Elle jouait son premier tournoi professionnel en mars 1988, en Floride, au Virginia Slims. À 14 ans!!! Résultat: elle battait Helen Kelesi, 31ème au monde à cette époque, au premier tour. Monica allait s’éteindre en deuxième ronde contre l’excellente Chris Evert. Malgré cette défaite de 6-2, 6-1, Monica avait déjà fait ses preuves!

Quelques jours plus tard, la jeune joueuse s’attaquait au championnat Lipton de Key Biscane, en Floride. Encore une fois, il a fallu une joueuse de haut calibre pour arrêter Monica en 2ème ronde, soit Gabriela Sabatini. Seles n’a toutefois pas à avoir honte de son match, qui s’est terminé par le score de 7-6 et 6-3. Contre une joueuse classée parmi les cinq meilleures au monde, c’est plus qu’excellent.

Pas si vite!

Aussi bizarre que cela puisse paraître, Monica s’est éclipsée après le tournoi de Key Biscane. Le père de la jeune et déjà talentueuse joueuse préférait ne pas brusquer les choses. La pratique était au menu. Un an sans jouer de tournois professionnels. Cependant, quel retour!

Le début d’une brillante carrière!

L’arrivée de Seles parmi les pros, en février 1989, marquait le début d’une brillante carrière. Sa première partie en tant que professionnelle s’est déroulée au Virginia Slims, à Washington. Et quel tournoi ce fut! Monica se rendit en demi-finales. Malheureusement, elle a dû déclarer forfait à cause d’une blessure à la cheville.

Les premières victoires!

Trois mois plus tard avait lieu le Virginia Slims de Houston. Monica remporta le tournoi! Contre qui croyez-vous? Contre Chris Evert! 3-6, 6-1 et 6-4! C’est à Roland Garros, peu de temps après cette victoire, que Monica participa pour la première fois à un tournoi du Grand Chelem. Elle perdit honorablement la semi-finale contre Graf, en trois sets. Plus tard, Monica se rendait au quatrième tour au U.S. Open et à Wimbledon, ce qui est fantastique pour une jeune joueuse. Jeune, mais déjà, elle atteignait le 6ème rang mondial!

Bilan d’une première saison incroyable!

Le coup droit à deux mains de Seles lui permettait déjà, en 1989, de surprendre les plus féroces adversaires. Elle pouvait retourner les balles avec une force indescriptible et ce, sur les lignes de fond et de côté. À la fin de 1989, Monica quittait une fois de plus la compétition. La retraite allait durer plus de deux mois. Encore une fois, elle démontra son talent dans un incroyable retour. Un petit chèque de 112,500$ accompagnait le trophée du Lipton International Players Championships de Key Biscane.

Le secret de la motivation!

Monica avoue avoir un petit truc pour se motiver. Pour chaque tournoi remporté, elle se paie un cadeau. Souvent, il s’agit d’une pièce de vêtement qu’elle contemple depuis le début d’un tournoi. Parfois, c’est quelque chose que l’on retrouve seulement dans la ville où elle joue.

Les « grunts » de Monica!

Tous les fans de tennis savent aujourd’hui que Monica a une caractéristique propre à elle: ses cris. Depuis ses débuts, plusieurs joueurs ont porté plainte à cause de ses grognements. Évidemment, Monica ne vise qu’à avoir plus de puissance en criant. Malheureusement, certains le voyaient et le voient toujours comme un moyen de déconcentrer ses adversaires. La première à se plaindre fut Katerina Maleeva. Depuis, l’histoire a pris des proportions incroyables (et ridicules).

De surprises en surprises!

À Rome, en mai 1990, Monica Seles allait surprendre tout le monde en écrasant Navratilova 6-1, 6-1 en finale. En 53 minutes seulement! Maintenant, une seule joueuse était invaincue par Seles: Graf! Cette dernière avait à ce moment accumulé plus de 65 victoires de suite et détenait la position #1 au monde. Quelle surprise lorsque Monica la battit au tournoi d’Allemagne, peu après celui d’Italie. À 16 ans seulement! Monica allait s’offrir une belle BMW après s’être offert une belle victoire de 6-4, 6-3 contre Graf! Roland Garros arriva et ce fut une autre extraordinaire victoire de Monica. Contre Steffi encore. Même si elle traînait de l’arrière 5-0 dans le « tie braker » du 2ème set, Monica remporta ce « tie braker » 8-6 et le match du même coup! Elle se transforma soudainement en la plus jeune joueuse à avoir remporté un tournoi du Grand Chelem (si l’on exclut les records du siècle précédent). Monica était toutefois la cible de plusieurs joueurs et fans du sport, entre autres parce qu’elle venait de quitter Nick Bollettieri et qu’elle refusait de lui attribuer une part de son succès. À l’approche de Wimbledon, Monica était déjà la troisième tête de série. Elle y allait pour un septième tournoi gagnant de suite. Cette fois, par contre, elle ne franchit pas les quarts de finale. Quelques semaines plus tard, après que Monica eut signé un contrat avec Yonex, la finale du Virginia Slims de New York présentait le premier match féminin de 5 sets depuis 1901. Seles était de la fête et a gagné la rencontre face à Sabatini.

Sympathique Monica!

Malgré son succès, Monica demeurait une des plus disponibles pour les interviews, les conférences de presse et le public. Les autographes sont une partie de la vie de Monica et elle semble aimer ça. En 1991, Monica est devenue la plus jeune joueuse de l’histoire à remporter le championnat d’Australie. Évidemment, la petite Seles accumulait de plus en plus de records grâce à son bas âge.

Monica Seles : #1 mondiale!

Le plus beau jour de la carrière de Monica fut sûrement le 11 mars 1991. C’est ce jour-là qu’elle enlevait le #1 à Graf…et qu’elle devenait la plus jeune joueuse de l’histoire à atteindre le sommet du classement. À 17 ans, 3 mois et 2 jours!

Monica n’était pas seulement #1 au monde. Elle était aussi la mieux payée des joueurs et des joueuses de tennis. Pas seulement grâce aux bourses… En effet, les commanditaires rapportaient beaucoup à Seles. Surtout Yonex et Fila, les deux principaux commanditaires de Seles.

Un Grand Chelem pour Monica?

Après avoir remporté une enlevante finale à Roland Garros, Monica savait qu’elle avait la chance de devenir la plus jeune joueuse de l’histoire à remporter les quatre tournois du Grand Chelem, c’est à dire les 4 plus importants tournois de l’année. Il ne lui restait que Wimbledon et le U.S. Open à traverser! Je devrais dire: il lui restait encore deux gros obstacles à franchir!

Une disparition inexplicable!

Me croiriez-vous si je vous disais que Monica s’est retirée à la dernière minute du tableau des participantes de Wimbledon??? Et bien c’est ce qu’elle a fait! Bizarre?!?! Étant donné que Seles n’avait donné aucune raison claire pour expliquer son absence, les journalistes et autres médias se sont amusés à potiner durant l’important tournoi. Et Monica restait cachée. Après quelques semaines de cachette, Monica a finalement expliqué son absence par une simple blessure.

Une autre controverse!

Après Wimbledon, Monica fut impliquée dans une autre controverse. Cette fois avec Fila. Il paraîtrait que Monica a demandé à Fila de lui fournir des vêtements un peu osés (disons marginaux). Les représentants du fabricant d’articles de sports ne l’ont pas trouvé drôle. Monica fut la cible des moqueries de Fila. Ces moqueries se sont même transformées en méchancetés.

Il ne fallait qu’une victoire au U.S. Open contre Martina Navratilova pour faire oublier à Monica ses problèmes depuis le début de ’91. Sa première victoire au U.S. Open. Malgré la défaite de Martina, les applaudissements lui étaient destinés et la froideur du public envers Monica était percevable. Cette dernière pouvait bien en rire! Elle venait de terminer l’année 1991, où elle a remporté 2,45 millions et 10 tournois.

L’Australie à Monica!

L’Australian Open est probablement le tournoi où Monica excelle le mieux. L’année 1992 commenca de la même façon que 1991. Le trophée du premier tournoi du grand chelem allait se retrouver chez Monica. En 1997, on sait maintenant que Monica est au tournoi de Melbourne ce que les koalas sont à l’Australie.

La France aussi!

Le deuxième tournoi du Grand Chelem est celui de France. En 1992, malgré les difficultés qu’elle a dû surmonter lors de son parcours, Monica a remporté Roland Garros. En effet, en début de tournoi, il lui a fallu remonter un retard de 4-1 face à une certaine Kijumuta. Ensuite, Monica a effacé l’écart entre elle et Sabatini au 3ème set, quand le score était de 2-4. En finale, Monica affrontait Graf. Son objectif était clairement défini: remporter un troisième Roland Garros de suite et confirmer sa position au sommet des joueuses. Après trois heures de lutte, Seles possédait son 6ème titre de Grand Chelem!

Invicible… ou presque!

Le trophée de Wimbledon était (et est toujours) le seul prix ultime d’un Grand Chelem à ne jamais avoir été touché par Monica. Dans la première finale de Wimbledon de sa carrière, Monica fut surclassée par son adversaire de toujours, Steffi Graf, 2-6 et 6-1. Très frustrant car, quelques semaines plus tard, elle remporta le U.S. Open. Elle venait donc de rater de peu le balayage des 4 grands tournois en 1992 (le grand chelem), objectif ultime de tous les joueurs des deux circuits (WTA et ATP). Elle a tout de même réussi ce qu’on surnomme le -petit chelem-. 1992 fut la meilleure année de Monica: 2,6 millions en bourses, joueuse de l’année dans la WTA et seulement 5 défaites!!! Le tout à seulement 18 ans!

La saison 1993!

Après avoir remporté une fois de plus le championnat d’Australie, Monica perdit la finale de l’Open de France. Triste, mais le pire c’est qu’elle manqua plusieurs tournois suivant celui de France en raison d’un vilain rhume. Plus de deux mois de repos. Son retour à Hambourg, le 28 avril, fut un soulagement pour les fans de tennis…pour un court moment par contre!

Le 30 avril 1993…

Le 30 avril allait être un jour horrible dans le monde du tennis et surtout dans le monde de Monica Seles. Après avoir pris les devants 6-4, 4-3 dans son match de quart-de-finale contre Magdalena Maleeva, Monica se rendit à sa chaise pour prendre une pause. C’est à ce moment qu’un homme s’approcha de Monica, sortit un couteau d’un sac et le planta dans le dos de la meilleure joueuse du circuit. Monica cria de douleur, se retourna et vit un homme qui s’apprêtait à la poignarder de nouveau. Elle se leva d’un bond puis, s’écrasa sur le terrain, le dos en sang. Des gardiens de sécurité attrapèrent l’homme, mais le mal était fait! Monica fut transportée hors du terrain assez rapidement. Les premières nouvelles semblèrent encourageantes: on annonca au public que la blessure n’était pas sérieuse. Rien ne laissait croire que le fou avait atteint son but. Et pourtant…il l’avait bien atteint!

Gunter Parche…

«Qui est ce fou qui a tenté de tuer Monica?» se demandaient tous les témoins de l’attaque et tous les fans de tennis. En fait, paraît-il, l’homme ne voulait pas tuer la joueuse. Il voulait la blesser. Gunter Parche était un fan obsédé de Steffi Graf. Son objectif était de blesser Seles pour qu’elle perde sa place de #1. Ainsi, il donnait la chance à son idole de reprendre le titre de meilleure joueuse de la WTA. Et justement, le tournoi allait se poursuivre comme si rien ne s’était passé, Graf jouant son match de demi-finales face à Novotna.

Le dimanche 2 mai, Monica quittait l’hôpital. Elle refusa de parler aux médias, mais remercia les gens qui l’avaient aidée durant son séjour à l’hôpital. L’agent de Seles, Mme Tolleson, déclara que la blessure allait rapidement guérir, mais que mentalement, il serait difficile pour Monica d’oublier vite l’événement.

Le WTA Tour vs Monica Seles…

7 jours après le tragique événement, les 25 meilleures joueuses de la World Tennis Association votèrent à propos du #1 de Monica durant son absence. Ces joueuses devaient s’affirmer sur la possibilité de geler le #1 de Seles en attendant son retour! Croyez-le ou non, le résultat fut -majorité NON-! (quelle solidarité)

La sécurité après l’événement…

À Wimbledon, après l’attaque au couteau, les joueurs et joueuses n’avaient plus le dos vers la foule, mais plutôt vers l’arbitre. Graf défia les nouvelles règles. Et Seles pendant ce temps??? Elle commençait à consulter un psychologue sportif. Cependant, elle n’avouait pas au grand public ces rencontres. Elle mentionnait plutôt qu’elle avait encore mal à l’épaule et qu’elle était craintive à l’idée de revenir au jeu. D’autre part, elle se montrait très deçue du vote concernant son #1.

Gunther est libre…

Le 13 octobre 1993, le pire qui pouvait arriver arriva: Gunther Parche fut déclaré coupable d’avoir gravement blessé Monica, mais non-coupable de tentative de meurtre. Donc, Parche s’en tirait avec une liberté conditionnelle de deux ans! (Vive la loi) Possiblement parce qu’un psychiatre a déclaré que Gunther était déficient mentalement. Quand Monica apprit la nouvelle, elle se révolta. Le jury avait pris une décision complètement stupide. Elle se demandait où était la justice lorsqu’un homme tente de tuer une femme et que celui-ci se retrouve libre au terme d’un procès.

Des cauchemars aux espoirs…

Ce n’est que quelques semaines après le U.S. Open de 1993 que Monica recommenca à frapper des balles. Malheureusement, plusieurs pensées perturbaient Monica. Entre autres, l’opération contre le cancer de la prostate que son père avait dû subir. Même si elle avait laissé croire un retour au jeu à Melbourne, au début de 1994, Seles était toujours traumatisée par l’attaque. Elle était dans une période de dépression lorsque le championnat d’Australie s’est déroulé. Elle faisait régulièrement des cauchemars où elle revoyait Gunther avec son couteau. Dans ces périodes, elle s’enfermait dans sa chambre, seule, et pleurait.

Pendant ce temps…

Le 14 février 1994, Monica disparaissait du classement de la WTA, ayant joué seulement 2 tournois en 12 mois et le minimum étant de trois. Malgré tout, lorsque Monica se levait du bon pied, elle espérait vraiment revenir au jeu et prouver sa force ainsi que son talent. Au moins, le 17 mai, elle devenait citoyenne américaine, comme elle le souhaitait. Le 20, elle allait exiger de la Fédération de Tennis d’Allemagne des dédommagements pour ses pertes durant son absence. Toutefois, elle ne récolta rien de ce qu’elle désirait. De plus, Graf dominait maintenant le tennis féminin. Elle remportait tous les tournois majeurs.

La lettre de Karolj…

Le père de Monica décida un jour d’écrire une lettre pour démontrer à quel point la vie de la famille Seles, surtout celle de Monica, était devenue pénible et triste. Il mentionna dans cette lettre au grand public que Monica avait perdu son sourire (son magnifique sourire) et qu’il était difficile de la voir triste, de savoir que des cauchemars la hantaient toujours!

Un 2ème procès…

Monica fut invitée, lors du deuxième procès de Gunther Parche, à aller témoigner ce qui, supposément, aurait pu grandement influencer le résultat. Cependant, l’attaque était encore beaucoup trop fraîche dans la mémoire de Monica. Elle ne pouvait revoir Gunther, cet homme qui la hantait dans ses pires cauchemars. Elle refusa donc de témoigner. Et Gunther fut libéré à nouveau! Monica fondit en larmes lorsqu’elle apprit que Parche se promenait à nouveau librement.

Le retour de Monica!

Personne ne s’attendait à ce que Monica Seles vole la vedette à Roland Garros, la joueuse étant toujours absente du tableau. Mais, c’est durant ce tournoi qu’elle annonca son retour à la compétition. Elle et Navratilova joueraient un match d’exhibition à Atlantic City, le 29 juillet 1995. Qulle merveilleuse nouvelle dans le monde du tennis! 27 mois sans la meilleure joueuse au monde, c’est long!

Graf se plaça soudainement du côté de Monica en se montrant d’accord avec le partage de son #1. Et la WTA décida finalement d’offrir à Monica d’être co-#1 avec Graf pour une durée de 12 mois ou 6 tournois. Ensuite, une méthode spéciale servirait à calculer son classement et celui des autres pendant quelques mois.

Un match d’exhibition très attendu!

Une foule survoltée attendait Monica à Atlantic City pour son premier match depuis Hambourg. Personne ne remarqua, à son arrivée, qu’elle était maintenant commanditée par Nike et que des « swoosh » décoraient ses vêtements. En fait, elle avait quitté Fila parce que la compagnie avait poursuivi Monica… pour pertes monétaires… Fila perdait supposément plusieurs millions en ventes à cause de l’absence prolongée de Seles. Personne ne s’en préoccupait! Elle était là et c’est ce qui comptait! Et elle remporta le match 6-3, 6-2. Navratilova jura avoir tout donné.

Le retour officiel de Monica à la compétition!

Monica décida de revenir au jeu à Toronto! Son premier match officiel depuis près de deux ans se termina par une victoire facile contre Kimberly Po, 6-0, 6-3. En demi-finale, Seles écrasa Sabatini 6-1, 6-0. Aussi incroyable que cela puisse paraître, Monica détruisit Coetzer par un score de 6-0 et 6-1 en finale, devant les spectateurs du National Tennis Center, abasourdis par cette victoire. Et voilà! L’Omnium duMaurier du Canada était remporté par Monica, celle qui, un an auparavant, ne croyait même pas à un retour à la compétition. Incroyable!!! Seles venait de remporter chacun de ses matchs en moins d’une heure. Elle établissait même un nouveau record: le moins de parties pour le tournoi au complet, soit 74.

Steffi Graf vs Monica Seles en finale!

Après son extraordinaire performance à Toronto, Monica se rendit en finale au U.S. Open…contre Steffi Graf. Elle gagna le premier set 6-0, du jamais vu contre Graf au U.S. Open. Malheureusement, elle perdit la rencontre en trois sets!

L’Australie encore pour Monica!

Comme avant son absence, Monica remporta le championnat d’Australie en 1996. Son premier titre de Grand Chelem depuis son retour! Par la suite, Monica éprouva quelques difficultés.

Résumé de la saison 1996!

Après les deux tournois consécutifs remportés par Monica, soit Sydney et l’Open d’Australie, 1996 a démontré à quel point la compétition est vive dans le tennis féminin. Monica a dû patienter jusqu’au mois de juin avant de remporter un autre tournoi, soit celui d’Eastbourne, tournoi préparatoire en vue de Wimbledon. Deux mois plus tard, le 11 août 1996, Seles allait vaincre Sanchez en deux sets pour remporter l’Omnium duMaurier de Montréal! Cette victoire était sa première à Montréal, mais sa seconde d’affilée au Canada, Monica ayant gagné l’Omnium de Toronto à son retour au jeu, un an auparavant. Monica remporta son dernier titre de l’année 1996 à Tokyo, encore une fois devant une de ses plus grandes rivales, Arantxa Sanchez-Vicario.

Une léthargie pour 1997!

Après son 38ème titre en carrière, soit celui de Tokyo, Monica a une fois de plus éprouvé quelques difficultés. Elle n’a remporté aucun tournoi pendant un peu moins de 11 mois. Peut-être que le cancer qui s’attaque à Karolj, le père de Monica, commence à effrayer la joueuse au point de déranger son jeu. Peut-être que sa blessure au doigt, qui l’a contraint à manquer plusieurs tournois en début d’année 1997, était plus sérieuse que prévue. Impossible de déterminer les vraies causes, mais une chose est sûre, Monica a fait attendre ses fans jusqu’au 10 août 1997 avant de les faire sauter de joie de nouveau.

Un 40ème titre pour Monica!

Monica a démontré qu’elle avait toujours beaucoup de talent en remportant l’Acura Classic de Manhattan Beach (LA) au début du mois d’août. Elle a dû vaincre Lindsay Davenport en finale pour mettre fin à sa disette qui s’éternisait depuis presque 1 an. Mais ce n’est pas tout! Pour prouver que cette victoire n’était pas une chance, Monica répéta l’exploit une semaine plus tard à Toronto, ajoutant plusieurs statistiques impressionnantes à sa fiche. En effet, le 17 août 1997, Monica méritait un 40ème titre en carrière, un troisième d’affilée à l’Omnium duMaurier du Canada. Elle enlevait du même coup le #2 à Jana Novotna pour ainsi grimper derrière Hingis au deuxième rang mondial! Aussi étonnant que cela puisse paraître, Monica n’a perdu aucun set en trois ans au tournoi canadien. Elle a donc battu chacune de ses adversaires en deux sets depuis son retour au jeu en 1995! Toronto était le quatrième tournoi consécutif pour l’excellente joueuse et elle prévoyait participer à Atlanta la semaine suivante ainsi que performer au U.S. OPEN deux semaines plus tard. Monica aura été en action 7 semaines d’affilée, ce qui est énorme

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