Souvenirs de terre ocre

Monica Seles a construit une grande partie de sa carrière à Roland-Garros. Trois fois lauréate du tournoi parisien, elle y a vécu ses premières émotions en Grand Chelem. Probablement les plus belles. L’ancienne numéro 1 mondiale revient pour nous sur son vécu Porte d’Auteuil.

Les plus beaux souvenirs de sa carrière
«  J’ai plein de très bons souvenirs de ma carrière, notamment en Grand Chelem. Mais si je dois choisir un moment en particulier, je crois que je dirais mon premier titre à Roland-Garros, alors que je n’avais que 16 ans. Depuis que j’étais petite fille, je rêvais de gagner un Grand Chelem sans imaginer que cela pouvait arriver. Quand je me suis retrouvée à soulever cette Coupe Suzanne Lenglen, je me suis dit « Waouh » ! Et j’ai commencé à réaliser ce que je venais d’accomplir. »

MvuembaSes liens avec Roland-Garros
J’ai toujours apprécié de jouer l’Open de France. Parce que j’aimais la surface. Ça a toujours été un endroit mythique pour moi puisque j’ai l’impression d’avoir vu toutes les éditions à la télé. Ce tournoi a toujours tenu une place importante dans mon cœur. Et comme la surface me convient bien, j’ai réussi la plupart du temps à jouer mon meilleur tennis à Paris. »

Steffi Graf, sa plus grande adversaire à Paris
« Ma meilleure adversaire ?? Hmmm. (Elle réfléchit). J’ai vécu tellement de superbes matches à Paris. Mais je crois que les rencontres qui m’ont le plus marquée sont ces deux finales disputées contre Steffi Graf en 1990 et 1992. Donc je réponds Steffi. Sur ces deux rencontres, on a toutes les deux tellement bien joué. Tout s’est joué à chaque fois sur un point qui a fait renverser le match. (Ndlr : en 1990, victoire de Seles 7-6(6), 6-4, en 1992, victoire de Seles 6-2, 3-6, 10-8)

1998, à Roland après le décès de son père
« J’ai vraiment des souvenirs très forts du tournoi cette année-là. En 1998, je me suis inclinée en finale face à Arantxa Sanchez alors que j’avais perdu quelques semaines auparavant mon papa. Je n’étais pas préparée et je ne m’attendais pas à faire un tel résultat. Cette quinzaine avait été très spéciale pour moi. »

Roland-Garros comme spectatrice
« Non je n’y suis pas retournée depuis la dernière fois où j’ai joué là-bas. C’était en 2003. Mais j’espère que j’aurai rapidement l’occasion d’y aller parce que c’est vrai que l’ambiance de Roland-Garros me manque. Vous m’invitez ? C’est gentil mais cette année, ça va être compliqué. Mon planning est déjà très chargé mais j’espère pouvoir honorer votre invitation l’année prochaine. Parce que ce tournoi est juste spectaculaire et j’ai vécu tellement de choses là-bas, que ça me fera vraiment très plaisir de revenir. »

Son regard sur le tennis actuel
« Je peux seulement parler de tennis féminin parce que je n’estime pas avoir l’expertise pour le faire sur le tennis masculin. Chez les filles, je trouve que le physique a beaucoup changé… Elles sont toujours plus grandes, plus musclées. Il y a toujours plus de puissance sur le court et je trouve que c’est une bonne chose. Cette saison a tout pour être l’une des plus intéressantes de cette dernière décennie, notamment grâce au retour de Justine Henin et Kim Clijsters. Mais aussi grâce à la régularité de Serena et Venus Williams et à des filles comme Jankovic, Ivanovic et Safina. Il y a tellement de très bonnes joueuses maintenant. Comment cette saison 2010 peut ne pas être intéressante ? »

Sa joueuse favorite cette année à Roland-Garros
« Je n’ai plus vraiment de favorites. Il n’y a aucun doute, ce sera la meilleure joueuse du moment qui gagnera de toute façon. Regardez à l’Open d’Australie, la finale opposait Serena Williams à Justine Henin… On ne pouvait pas vraiment espérer mieux. Je pense qu’à Paris, de la même manière, on aura les meilleures joueuses qui s’affronteront. J’espère pour le public qu’il aura la chance de voir le gratin du Top 10 à la fin de la quinzaine. »

Les jeunes joueuses inspirées par son jeu
« Chaque joueuse a son jeu particulier. Et je ne crois pas qu’il faille chercher à retrouver mon jeu dans celui de jeunes joueuses. J’avais mon style, un style unique, c’est vrai mais la prise de raquette à deux mains, c’est vrai que c’est plutôt rare. Je ne suis pas certaine d’ailleurs que davantage de joueuses jouent comme ça. Cela oblige à courir beaucoup plus qu’une prise à une main, je trouve. De toute façon, chaque joueuse a sa marque de fabrique. C’est l’essentiel : que chaque grande championne ait sa personnalité dans son jeu. On parle beaucoup de technique mais il ne faut pas oublier que pour être numéro un mondiale ou pour gagner des tournois du Grand Chelem, il faut aussi avoir un mental d’acier. Et c’est peut-être plus ça le point commun entre toutes les joueuses qui ont marqué cette discipline. »

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