«J’ai repris le contrôle»

Dans un entretien publié dans L’Equipe Magazine ce samedi, Monica Seles, la plus jeune joueuse à avoir remporté Roland-Garros, se livre sur les difficultés rencontrées à l’époque par une joueuse mal dans sa peau, et sur sa reconstruction.

Mince, élégante, bien dans sa peau, elle n’est plus « Monica-Seles-la-joueuse-de-tennis », la sportive boulimique et angoissée aux 9 titres en Grand Chelem. Neuf ans après son dernier match professionnel, disputé à Roland-Garros , l’Américaine de 38 ans retrouvera avec plaisir le court central et le public de la Porte d’Auteuil, le temps de remettre le trophée à la gagnante du tournoi féminin. « Quand je pense à toutes les étapes de ma carrière, déclare-t-elle, le tournoi le plus spécial, c’est quand j’avais 16 ans et demi et que j’ai gagné Roland-Garros. »

Ces étapes qu’elle évoque n’ont pourtant pas toutes été joyeuses. Dans cet entretien, la native de Novi Sad (aujourd’hui en Serbie), évoque sa boulimie, une manière de « contrôler [m]es sentiments (..) » Elle raconte : « Quand j’étais triste ou stressée, (…) je punissais mon corps avec de la nourriture (…) et après j’allais faire de l’exercice. » Monica Seles évoque également son agression, en 1993 (poignardée par un fan de Steffi Graf à Hambourg), la mort de son père et coach en 1998 (« Sans son amour et ses conseils, je n’aurais jamais été celle que je suis »), et l’arrêt de sa carrière (officiellement en 2007) comme facteurs de dépression.
Pour Seles, « tous ceux qui réussissent de grandes choses, qui travaillent dur, qui ont un but, ne sont pas forcément des personnes équilibrées. Enfant, je n’étais pas équilibrée (…) » Mais avec le recul, elle ne regrette pas d’avoir accompli ces « grandes choses » : « J’ai eu une carrière formidable ». Grâce à l’écriture de son autobiographie (« C’était bien une thérapie, oui. »), à un changement de mode de vie et avec le temps, elle a « repris le contrôle » d’elle-même.
Mais à l’approche de ses 40 ans, l’ancienne championne n’a pas encore tout à fait trouvé sa voie. « J’aime les enfants, les animaux…, cite-t-elle. (…) Ce n’est pas comme mon amour pour le tennis, mais c’est ce que j’ai trouvé de plus proche. » En attendant, celle qui dit se retrouver dans l’attitude de Serena Williams ou de Marion Bartoli, écrit un autre livre, son nouveau « partenaire » après le tennis.

Lire l’intégralité de cet entretien dans L’Equipe Magazine  publié samedi 9 juin.

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